Françoise Sabatier-Morel - Télérama TTT "Du théâtre d'objets sonores connectés ? Imaginez un cube transparent qui émet un son quand il est renversé, une version technologique de la boîte à « meuh ». Sur scène, une femme en découvre un, qui fait bip, d’abord sous son casque de chantier, puis un autre, un troisième, un quatrième..., chacun diffusant un bruit urbain à un endroit différent. Elle organise, maiîtrise la situation en bonne cheffe de chantier, jusqu’à ce que l’accumulation des sons et des objets cubiques (une bonne soixantaine) l’absorbe. L’objet prend alors le contrôle... Le public observe des univers qui se créent, des ambiances changeantes, le personnage devant lui- même se réinventer sous l’impulsion de la transformation des espaces sonores et scéniques. Sur une idée de la metteuse en scène et marionnettiste Céline Garnavault, Thomas Sillard a conçu ces étonnants blocks, petites unités du jeu de construction et grands acteurs de ce spectacle, qui ne manque ni d’humour ni de profondeur."
Cyrille Plançon - La Scène "Soixante petits cubes transparents sonores et connectés pour une scénographie d'une grande sobriété et, au milieu, une femme qui compose et dessine la ville avec ses architectures sonores et lumineuses... Tel est le projet de Block, vaste jeu de construction imaginé par Céline Garnavault et son équipe. Avec Thomas Sillard, le concepteur des blocks et créateur sonore, elle a réinventé la "boiîte à meuh", qui ne fonctionne que si on la retourne. Assurément l'un des plus beaux spectacles jeune public de la saison."
Cyrille Plançon -Théâtre(s) "Un spectacle pour les tout-petits qui marie intelligemment technologie et théâtre d’objets. Céline Garnavault et son équipe ont créé un dispositif unique et inventif pour ce qui est l’une des plus jolies surprises de cette saison jeune public. (...) Avec son créateur sonore et « inventeur » des blocs, Thomas Sillard, Céline Garnavault redonne une nouvelle vie 3.0, aux « boites à meuh » ou boîtes à vaches de notre enfance. On apprécie aussi la manière très ludique qu’utilise l’équipe pour nouer le dialogue avec les enfants après la représentation, au bord du plateau. Un moment magique dont on ne doute pas qu’ils se souviendront. Après quelques jolies réussites (Play, Revers), ce Block confirme le talent de Céline Garnavault et de ceux qui l’accompagnent. L’idée de départ était juste et, chose rare, la Boîte à sel ne s’est pas laissée dévorer par la technologie qu’elle a imaginée et développée. Block est sans nul doute appelé à connaître une belle tournée au cours des prochaines saisons. Un spectacle réjouissant."
Maïa Bouteillet - Paris-mômes “Théâtre d’objets sonores, Block renverse la « boîtes à meuh » pour faire entendre les bruits de la ville. Une petite bonne femme casquée de jaune dans un paysage de soixante petits haut-parleurs complètement allumés. Chef de chantier ou d’orchestre, un peu clown aussi, elle sait les faire sonner rien qu’en les retournant. Un, deux, puis trois… Voilà bientôt tout le grand orchestre urbain qui se déploie : des sons de travaux, de circulation, de klaxons, d’enfants, de pluie, du quotidien, de manifs … les sons se démultiplient, envahissent l’espace et les têtes. Le blind test fonctionne à plein tube. Le personnage expérimente à tout va et élabore des architectures de plus en plus compliquées, constructions plastiques, villes lumineuses, bruyantes, grouillantes d’activité… Il lui faut tenir à la baguette cette cacophonie urbaine en constante mutation, en maîtriser le volume sonore. Et que faire si les blocks se rebellent ? Bientôt c’est la nuit, tout s’endort et les blocs brillent comme des lucioles. Pratiquant un théâtre d’exploration plastique et sonore, la Boîte à sel crée des dispositifs ouverts offrant une expérience sensorielle aux petits spectateurs. Le créateur sonore Thomas Sillard, qui est l’inventeur de ces ingénieux petits dispositifs, et la metteuse en scène et comédienne Céline Garnavault, qui tient aussi le rôle principal, révolutionnent la « boîte à meuh » pour soulever de façon amusante le thème de la construction de la ville (et de soi) et des mutations urbaines. Magique ? Adepte d’un accompagnement du petit public, Céline Garnavault les convie à la fin, à manipuler eux aussi les petites boîtes.”
Le Télégramme "Bien plus que la prouesse technique de la réalisation et de l'animation de ces soixante et une petites merveilles technologiques faites maison par Thomas Sillard de la compagnie La Boi ̂ te à sel, les enfants sont subjugués par cette poésie tellement inattendue dans ce monde de métal. On pense au Chaplin des temps modernes, à l'apprenti sorcier de "Fantasia". "